dimanche 31 décembre 2006

830 : Ouvert

De tous ses yeux la créature voit l'Ouvert. Seuls nos yeux sont comme retournés et posés autour d'elle tels des pièges pour encercler sa libre issue. Ce qui est au-dehors nous ne le connaissons que par les yeux de l'animal. Car dès l'enfance on nous retourne et nous contraint à voir l'envers, les apparences, non l'ouvert, qui dans la vue de l'animal est si profond. Libre de mort. Nous qui ne voyons qu'elle, alors que l'animal libre est toujours au-delà de sa fin : il va vers Dieu; et quand... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 15:25:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 29 décembre 2006

829 : His goggle eye

Shrill shriek of laughter sprang from miss Kennedy’s throat. Miss Douce huffed and snorted down her nostrils that quivered imperthnthn like a snout in quest. — O! shrieking, miss Kennedy cried. Will you ever forget his goggle eye ? Miss Douce chimed in in deep bronze laughter, shouting: — And your other eye ! Bloowhose dark eye read Aaron Figatner’s name. Why do I always think Figather ? Gathering figs, I think. And Prosper Lore’s huguenot name. By Bassi’s blessed virgins Bloom’s dark eyes went by. Bluerobed, white... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 15:42:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
mercredi 27 décembre 2006

828 : Bimbo

Lorsqu'il revint, il avait un nouveau cigare à la bouche, le teint et l'humeur couleur de rose. " Rien n'est meilleur que de chier un bon coup, dit-il d'un air béat. Et maintenant, allons faire une visite à ce bimbo à l'oeil triste. Va vhercher Lilik, veux-tu ! Il me donnera son avis pour que je ne me laisse pas entuber." Henry Miller, Un diable au Paradis. Editions Le Livre de Poche n°1556, 1971, p.110. Traduction Alex Grall.
Posté par Sparadrap à 16:42:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]
dimanche 24 décembre 2006

827 : Comme mes papiers

Des papiers à recopier avec une meilleure écriture ! le palais impérial la nuit, c'est des chambres à coucher ! L'une a un lit rouge et bleu. Là-bas ! là-bas l'empereur se fait masser et l'impératrice, immobile sous un baldaquin, pâle, me reçoit sans un mot. Le palais a plus de mouvement que d'autres quand les domestiques défont les couvertures, et voici la gouvernante anglaise et ses yeux en boules de loto et ses malles qui sont toujours à refaire, comme mes papiers. Max Jacob, "Encore l'horrible aujourd'hui", Ed... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 16:05:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
samedi 23 décembre 2006

826 : Murphy

N'importe quel imbécile peut fermer l'oeil, mais qui sait ce que voit l'autruche dans le sable. Samuel Beckett, Murphy, Editions de Minuit, 1947, p.17.
Posté par Sparadrap à 22:05:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
vendredi 22 décembre 2006

825 : Lettrines

Tant de mains pour transformer ce monde, et si peu de regards pour le contempler ! Julien Gracq, Lettrines. Editions José Corti, 1967.
Posté par Sparadrap à 14:50:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 21 décembre 2006

824 : Travel, tourisme, I am a dancer

La blonde est en train d'essayer d'aplatir sa poitrine avec les mains. - Ils sont très beaux tes seins... tu devrais les bander avec du sparadrap, quand tu danses...  (...) Répondent en échos les voix de l'Opéra qui parlaient au miroir :  "L’œil, les filles, l’œil... n'oubliez jamais le Prince !... Rentrez votre cul, Monsieur, il se voit trop !... Mesdemoiselles, ne dansez pas avec du caviar entre les jambes, soignez votre profil jusqu'au plus profond de la Chine !... Position attention photo... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 22:03:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
dimanche 17 décembre 2006

823 : l'Age des passions

MERCREDI Monsieur et madame Sartre Hier soir, j'ai regardé le deuxième épisode de Sartre, l'Age des passions, avec le brillant et méphistophélique Denis Podalydès et une Anne Alvaro subtile et émouvante, confrontés à un scénario peu inspiré. Les scènes cubaines semblent sorties tout droit d'un sketch des Monty Python, avec Groucho Marx en Fidel et un Che Guevara qui a échangé son accent argentin contre celui de Luis Mariano. Mon amie Edith Sorel, qui était l'interprète de Sartre à Cuba et une bonne amie de Simone de Beauvoir,... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 21:36:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
samedi 16 décembre 2006

822 : si cet oeil n'est pas un nuage

Mon cheval s'arrête! Arrête aussi le tien, compagnon, j'ai peur! Entre les pentes de la colline et nous, les pentes gazonnées de la colline, c'est une femme, si ce n’est pas un grand nuage. Arrête ! elle m’appelle ! elle m’appelle et je vois son sein qui bat ! son bras me fait signe de la suivre, son bras... si son bras n'est pas un nuage. -   Arrête compagnon, j’ai peur, arrête ! entre les arbres de la colline, les arbres inclinés de la colline, j'ai vu un oeil, si cet oeil n'est pas un nuage. Il me fixe, il m'inquiète ;... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 22:16:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
mardi 12 décembre 2006

821 : Men Without Eyes: Part 1

For the next five weeks, Gems will feature highlights from Men Without Eyes, one of Yiddish radio's most successful melodramas. The twelve-part series, which ran on New York's WVFW in the spring of 1941, told the story of Betty Nussbaum, a beautiful teenager whose life is thrown into a whirlpool of despair when an accident strikes her middle-class Brooklyn home. The story was 100% melodrama -- for half a century the forte of the Yiddish stage. Starting at the turn of the 19th century, melodramas were the runaway favorite among the... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 11:48:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]