J'étais toujours resté à la même place : elle revint m'y chercher, et m'excita à parler sur différents sujets. L'air sombre avec lequel je lui répondais, et le soin que je prenais d'éviter ses yeux, furent pour elle une assurance de plus que je ne l'avais pas trompée: mais quelque chose qu'elle en pût croire, elle voulait établir son empire, et tourmenter mon coeur avant de le rendre heureux.

Claude Crébillon (fils) : Les égarements du coeur et de l'esprit. Folio n°891, 1985, p.67.