vendredi 25 mars 2011

1417 : Un remède souverain à l'ennui

« Cette princesse si superbe, et qui se plaisait tant à montrer et à exercer le plus démesuré orgueil, s'avilit à faire des repas obscurs avec lui et avec des gens sans aveu, elle avec qui nul ne pouvait manger s'il n'était prince du sang. Le jésuite Riglet, qu'elle avait connu enfant, et qui l'avait cultivée, était admis dans  ces repas particuliers, sans qu'il en eût honte, ni que la duchesse en fût     embarrassée : Mme de Mouchy était la confidente de toutes ces étranges particularités ; elle et Riom... [Lire la suite]
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mercredi 6 janvier 2010

1311 : Une technique éblouissante avec pénétration temporelle et métaphysique sous-jacente

En attendant les premières salves, que faire ? Aller au cinéma ? Dans le nouveau numéro de La Règle du jeu, Philippe Sollers explique son peu de goût pour ce qu'il refuse d'appeler le septième art. Seul Hitchcock, "le maître absolu", trouve grâce à ses yeux. "Le cinéma m'intéresse, dit Sollers, lorsqu'on a une technique éblouissante avec pénétration temporelle et métaphysique sous-jacente, ce qu'on appelle, à juste titre, le suspense." Et l'auteur de Femmes d'insister sur l'importance de la technique de la... [Lire la suite]
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vendredi 25 septembre 2009

1268 : R.B.

Quel est le Barthes qui compte le plus à vos yeux ? Je retiens pratiquement tout, notamment les livres publiés dans ma collection (Tel Quel). On s’est beaucoup amusés lors de sa polémique avec Raymond Picard. C’est moi qui ai publié sa réponse, Critique et vérité. D’autres livres ont suivi, très importants. Le Sade, Fourier, Loyola est ne vieillit pas. Le S/Z, consacré à Sarrasine de Balzac, non plus. Il y a aussi ce livre magnifique, l’Empire des signes, il y a La Chambre claire. Le Magazine Littéraire, n° 482, janvier 2009.p.82.
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lundi 27 avril 2009

1192 : Mise au pilon

samedi 6 juin On peut dire que la mort se montre chaque fois que vous commencez à vous voir comme les autres vous voient. Philippe Sollers, L'année du Tigre. Editions du Seuil, 1999, p.102.
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mardi 3 février 2009

1148 : Tu encore

Je lève les yeux, le jardin est silencieux au soleil, d’un silence écrasant qui fait ressortir le ciel très bleu, les volets de bois gris, les marronniers, les rosiers, le lierre.L’œil n’entend plus, l’oreille ne voit plus, autant se réfugier dans l’abrutissement ciné-télé, c’est plus simple. Philippe Sollers, Les voyageurs du temps. Editions Gallimard, 2009, p.235.
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vendredi 16 janvier 2009

1142 : Deux heures ?

Elle m'assomme au bout de dix minutes, elle me vole du temps, alors que lui peut l'écouter pendant deux heures, les yeux dans les yeux, en admirant son cou, ses épaules, ses gestes, sa voix. Philippe Sollers, Les Voyageurs du Temps, Editions Gallimard 2009, p.11. 
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vendredi 25 janvier 2008

1039 : Opaque, vitreux, reptilien

Prévenu par les gendarmes de notre retard dû à une panne d'embrayage, il nous accueille du haut de son perron funèbre, l'œil glacé, et nous introduit dans un salon tristement meublé. Lui-même se déplace et s'exprime avec une discrétion frileuse, comme s'il s'excusait d'exister. Sa voix, très assurée lorsqu'il s'engage dans une phrase, se dissout bientôt dans un brouillard assourdi. Son regard opaque, vitreux, a quelque chose de reptilien. Arrosées par un vin d'Anjou, quelques anecdotes sur l'opéra tiré de sa pièce « le Roi pêcheur »;... [Lire la suite]
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mercredi 8 mars 2006

634 : Ouf ! encore un jour sans femmes

   Me revoici dans ma chambre à Florence… Encore une semaine… Restons tendus… Ma petite voisine, de l’autre côté de la rue, est toujours collée à son livre… Tiens, mais voici un autre spectacle… Un couple pédé… Un grand poilu-moustachu… Un jeune efféminé… Américains… Ils font l’amour sur le lit dans la chambre à côté de celle de la lectrice… Très traditionnels… Hétéros en plein… Monsieur sur Madame, les jambes en l’air, caressant les fesses à poils de Monsieur… C’est mou, lent, insistant ; c’est touchant… Le quiproquo... [Lire la suite]
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vendredi 3 février 2006

609 : Et si la substance féminine en tant que telle était du même ordre que la nature, que les fleurs, les arbres, l'eau...

...Elle était belle à voir. Elle avait sa robe bouton d'or, grand décolleté avec tous ses avantages en montre. Son haleine toujours parfumée au girofle quand elle se penchait au théâtre pour poser une question. Je lui racontais ce que dit Spinoza dans le livre du pauvre papa. Hypnotisée, écoutant. Avec des yeux grands comme ça. Elle se penchait. Un particulier au balcon, qui lorgnait son corsage tant qu'il pouvait. La beauté de la musique il faut deux fois pour la comprendre, la femme et la nature c'est en un clin d'oeil. Dieu a fait... [Lire la suite]
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vendredi 20 janvier 2006

595 : Clin d'oeil au sarcophage du jardin

Suis-je clair ? L'oeil ne voit qu'une partie de la lumière  (laquelle met huit minutes pour nous parvenir de cette étoile secondaire : le Soleil). Il ne perçoit pas, notre oeil, les rayons X, gamma, infrarouges, ultraviolets, radio. Quelqu'un qui verrait les ondes radio baignerait dans une brillance permanente. Il n'y aurait plus, pour lui, ni jour ni nuit. Si vous voulez étudier le coeur du Soleil et ses neutrinos impalpables, il faut vous enfoncer sous terre et sous l'eau, à l'abri des rayons cosmiques. Patience, longueur de... [Lire la suite]
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