mercredi 4 juin 2008

1110 : O Mère d'Énée

Ne remarques-tu pas que nos yeux, lorsqu'ils se portent sur des objets minuscules, se fixent avec effort et attention, sans quoi ils ne pourraient assez les saisir ? Et même les corps les plus manifestes, si l'esprit ne s'y applique, restent pour lui comme dans un recul fort lointain. Faut-il donc s'étonner que l'esprit laisse échapper tous les simulacres auxquels son attention ne s'est pas donnée tout entière ?(...) En se gardant de l'amour, on ne se prive pas des plaisirs de Vénus ; au contraire, on les prend sans risquer d'en... [Lire la suite]
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mardi 3 juin 2008

1109 : Delphine

- Je n'ai aimé que très peu de femmes, ce qui s'appelle vraiment aimer. Elles avaient des yeux verts ou bleus. Je suis loin d'avoir aimé toutes les blondes aux yeux bleus avec qui j'ai ...- Bref, tu n'es pas fait pour les Méridionales ! Delphine a les yeux verts, c'est vrai. François Weyergans, Trois jours chez ma mère. Éditions Grasset, 2005, p.28.
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lundi 2 juin 2008

1108 : Jeune inconnu aux yeux pervenche

Tout a commencé à Oran, en Algérie. Yves est né le 1er août 1936 de Lucienne et Charles Mathieu-Saint-Laurent, agent d'assurance. Il est l'unique garçon et l'aîné de cette famille française aisée. De ses premières années, il se souvient des "yeux bleus" de sa mère et de la tyrannie de ses petits camarades de classe, qui le "martyrisent". Il retiendra aussi des odeurs d'épices et des couleurs solaires, sources inextinguibles d'inspiration.(...)Deux ans plus tard, Christian Dior succombe brutalement à une crise... [Lire la suite]
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samedi 31 mai 2008

1107 : Cette lecture « pour l'œil »

Cela s'applique à une page de texte aussi bien qu'à une partition de musique. Il est aussi stupide de lire des yeux sans entendre résonner les mots en soi, que de « lire » une portée musicale sans entendre aucun son ; celui qui lit sol, sol, sol, do, do, ré, ré, sol, mi, do, sans produire les notes correspondantes ne saura jamais qu'il s'agit des premières mesures de La Marseillaise. Pareillement, tel qui « voit » « Les sanglots longs des violons de l'automne, Blessent mon cœur d'une langueur monotone » et qui « lit » dans sa tête, «... [Lire la suite]
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vendredi 30 mai 2008

1106 : La mort elle aussi brille par son absence

Peut-être que nos yeux ne sont qu'une pellicule photographique vierge, qu'on nous retire après la mort, pour la développer ailleurs et la projeter comme histoire de vie sur l'écran d'un cinéma infernal, ou l'expédier comme microfilm dans un vide sidéral ? Jean Baudrillard, Cool memories. Editions Galilée 1987, p.83.
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jeudi 29 mai 2008

1105 : Deviner

Un amour ferme et solide commence toujours par l'éloquence d'action ; les yeux y ont la meilleure part. Néanmoins il faut deviner, mais bien deviner.Blaise Pascal, Discours sur les passions de l'amour. Ed.1001 Nuits, 1995, p.19.
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mardi 27 mai 2008

1104 : De ce que la peinture peut faire surgir du néant

Chris Vasell- CHAT - 2005gallerie E.Perrotin
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lundi 26 mai 2008

1103 : One for the road

Elle appuya son visage contre ses genoux et je ne voyais plus que la chevelure blanche. Puis elle leva la tête. Ses yeux avaient repris leur expression lapidée.- Dans ces cas-là, il faut partir loin, dis-je.J'ai en enfin droit à un peu de gaieté sur ses lèvres. Romain Gary, Clair de femme. Editions Gallimard, 1977, p.30.
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samedi 24 mai 2008

1102 : Penser

Penser, c'est voir ! me dit-il un jour, emporté par une de nos objections sur le principe de notre organisation. Toute science humaine repose sur la déduction, qui est une vision lente par laquelle on descend de la cause à l'effet, par laquelle on remonte de l'effet à la cause; ou, dans une plus large expression, toute poésie, comme toute oeuvre d'art, procède d'une rapide vision des choses. Honoré de Balzac, Louis Lambert. Editions Albin Michel, 1927, p.40.
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jeudi 22 mai 2008

1101 : Revivre

Je suis sorti, mais dans ce pré devant la maison il n’y avait qu’un chat errant qui m’a regardé avec crainte, m’a regardé avec les yeux de ma mère, ses yeux de maintenant et qui m’ont fait peur. Les morts aimés sont effrayants à minuit, et ils revivent de vous effrayer. Albert Cohen, Carnets, 1978. Editions Gallimard, 1979, p.141.
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