lundi 13 octobre 2008

1123 : 2 bibliothèques

L'oeil, d'abord, glisserait sur la moquette grise d'un long corridor, haut et étroit. Les murs seraient des placards de bois clair, dont les ferrures de cuivre luiraient. Trois gravures, représentant l'une Thunderbird, vainqueur à Epsom, l'autre un navire à aubes, le Ville-de-Montereau, la troisième une locomotive de Stephenson, mèneraient à une tenture de cuir, retenue par de gros anneaux de bois noir veiné, et qu'un simple geste suffirait à faire glisser. La moquette, alors, laisserait place à un parquet presque jaune, que trois... [Lire la suite]
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lundi 29 septembre 2008

1122 : Having suffered so much

Il avait tant souffert que sa capacité de souffrir s'était quelque peu épuisée. Il restait étrangement vif, et joyeux, et presque gai, avec son beau teint, son air de santé, ses yeux bleu clair, brillants et provocants. David Herbert Lawrence, L'Amant de lady Chaterley, Éditions Gallimard, Folio n°2499, 2005, p.54. Traduction F.Roger-Cornaz.
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mardi 26 août 2008

1121 ; C'est l'oeil qui regarde

En 1967, à 23 ans, il participe à l'aventure du Magazine littéraire et fait les 400 coups à Saint-Germain des Prés avec les animateurs de la revue, Jean-Jacques Brochier et Jean-Claude Fasquelle. Il rejoint L'Express en 1984, puis suit Danièle Heymann au Monde, en 1986, au service culturel. Cet esprit libre, qui aurait pu afficher son érudition livresque, se méfiait des académies, des hiérarchies entre les arts, des chemins tout tracés, des jugements préconçus. "C'est l'oeil qui regarde, pas le cerveau" , répétait Emmanuel... [Lire la suite]
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mardi 19 août 2008

1120 : Vivre sans tête

« Dans la vision réelle, il n’y a pas un-qui-voit et le vu. La vision réelle est sans yeux.» Ma Ananda Mayi « Sans yeux, Il voit; sans pieds, Il marche ». Upanishad Vision sans tête - Douglas Harding
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mardi 8 juillet 2008

1119 : 07h15

Les chinois voient l'heure dans l'oeil des chats. Baudelaire
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dimanche 6 juillet 2008

1118 : Sans moi

Je rentrai chez moi en courant, avide de me branler encore. Le lendemain, j'avais les yeux cernés. Simone me dévisagea, cacha sa tête contre mon épaule et me dit : « Je ne veux plus que que tu te branles sans moi. » Georges Bataille, Histoire de l'oeil, Ed. 10/18,1973, p.72.
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vendredi 4 juillet 2008

1117 : Aveugle des cheveux

Chauve : aveugle des cheveux. Le ballon de foot ignorait dans quel camp il se trouvait. Le public tiède applaudit avec des gants. Cela n'aurait pas été si difficile si ce n'avait été aussi facile. On aperçut un périscope miniature émergeant à la surface de sa tasse de thé. Toutes les semaines, le cannibale devait trouver un nouveau boucher. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi il avait toujours assez de cigarettes jusqu'au moment où il n'en restait plus. Jusqu'à présent, les vaches n'ont jamais donné le... [Lire la suite]
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jeudi 3 juillet 2008

1116 : 16 avril 1178 av JC juste av midi

Quand le débat esthétique est épuisé, quand l’œil est las, quand il n’y a plus en nous suffisamment de musique pour faire danser la vie, alors il reste les équations, indiscutables, minérales, hypnotiques. C’est à ce nouveau prisme critique qu’il faut soumettre la prochaine rentrée littéraire, sauf à vouloir se vautrer dans un subjectivisme mou et poisseux. Quel est l’angle d’incidence des rayons du soleil sur les cheveux de la blonde héroïne lorsque celle-ci réclame son troisième Campari au bord de la piscine ? A quel moment de... [Lire la suite]
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vendredi 27 juin 2008

1115 : L'OEIL JUSTE

Breton, qui n'a pas étudié l'art et son histoire, a l'oeil juste. Il sait regarder en un instant, d'un regard qui ne se soucie pas des réputations et qui, si savant soit-il devenu avec les années, demeure capable de se laisser surprendre : un regard extraordinairement mobile, vivant. Il suffit de songer à sa collection, dont l'album de "La Pléiade" (offert pour tout achat de trois volumes de la collection, 360 p., 372 illustrations) contient de nombreuses photographies, parmi une abondance de précieux documents. Elle est... [Lire la suite]
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mercredi 18 juin 2008

1114 : Le masque du concret

La couleur des bas d'une femme n'est pas forcément à l'image de ses yeux, ce qui a fait dire à un philosophe qu'il est inutile de nommer : « Les céphalopodes ont plus de raisons que les quadrupèdes de haïr le progrès. » Max Morise André Breton, Manifestes du surréalisme, Ed. Gallimard, coll "Idées nrf", 1971, p.53.
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