lundi 11 mai 2009

1201 : Rétréci

- Afica.Joe Bell stopped crunching on his Tums, his eyes narrowed. " So how did you know ? " Truman Capote, Breakfast at Tiffany's. Penguin Bokks, 1971, p.11.
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dimanche 10 mai 2009

1200 : Saliver

La démagogie : cracher sur ce qui vous fait saliver.Philippe Bouvard, Journal 1997-2000. Pocket n° 11597, 2004, p.41.
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samedi 9 mai 2009

1199 : Annette ou Maman ?

Olivier Bertin, à force de les voir ensemble et de les comparer sans cesse, arrivait presque, par moments, à les confondre. Quelquefois, si la jeune fille lui parlait alors qu'il regardait ailleurs, il était forcé de demander : "Laquelle a dit cela ?" Souvent même, il s'amusait à jouer ce jeu de la confusion quand ils étaient seuls tous les trois dans le salon aux tapisseries Louis XV. Il fermait alors les yeux et les priait de lui adresser la même question l'une après l'autre d'abord, puis en changeant l'ordre des... [Lire la suite]
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vendredi 8 mai 2009

1198 : Dissonance

P. Bayard. - Le cas le plus frappant, je me frotte du reste les yeux chaque fois que je le relis, c'est un passage de « Fort comme la mort » de Maupassant, publié en 1889, où le célèbre mécanisme proustien de la mémoire involontaire se trouve décrit avec une incroyable précision. Or ce roman, peu connu, précède de loin la parution du premier volume de la «Recherche», et il est peu crédible que Proust, qui n'hésitait jamais à indiquer ses sources, l'ait classiquement plagié. Non, ce texte surgit vraiment chez Maupassant comme un... [Lire la suite]
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lundi 4 mai 2009

1197 : Beauté

Verlaine manqua Rimbaud à la gare quand il vint l'y accueillir pour la première fois. Ils ne se reconnurent pas. L'auteur de La Bonne Chanson avait répondu au lycéen brillant de Charleville qui avait exprimé son désir de venir à Paris pour le rencontrer : "Venez, chère grande âme, on vous appelle, on vous attend." Mathilde Verlaine reçut donc seule, avec sa mère, au foyer conjugal, celui qui, avec l'absinthe, allait être, selon ses propres termes, la source du malheur de son mari et, par conséquent, de sa propre souffrance.... [Lire la suite]
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vendredi 1 mai 2009

1196 : Les yeux qu'on ferme voient encore

Je demande à mon père, crayon en main, de me réciter les vers de Sully Prudhomme que je l'entendis si souvent, et l'autre soir encore, murmurer sous les étoiles.- Les Yeux ? N'était-ce pas ceci : Bleus ou noirs, tous aimés, tous beauxDes yeux sans ombre ont vu l'auroreIls dorment au fond des tombeauxLes étoiles brillent encore...Claude Mauriac, La terrasse de Malagar. Editions Grasset, 1977, p.436.
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mercredi 29 avril 2009

1195 : Spirale

En descendant chercher le courrier, je contemplais dangereusement l'oeil cerclé de la spirale des escaliers comme une cible, les sept étages au-dessous de moi. Je voyais mon corps rebondir de palier en palier, tous les os brisés par la dégringolade.Philippe Forest, Le nouvel amour. Editions Gallimard, 2007, p.129.
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mercredi 29 avril 2009

1194 : Personne

Je ne vois ici aucun homme, je ne vois nulle trace indiquant que ces lieux sont habités. Point de vaisseau non plus sur lequel je puisse échapper à mon triste sort ! Je mourrai de misère, et personne ici pour me fermer les yeux, personne pour me mettre au tombeau, à moins que des loups, cruels habitants de cette forêt, ne me donnent leur ventre pour sépulture.Ludovic Arioste, Roland Fuieux. Editions GF n°380, 1982, p.105. Traduction C. Hippeau.
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mardi 28 avril 2009

1193 : Désir réel

En fin de compte, soupçonnant peut être l'inefficacité de tout, j'avais recours au tirage au sort avec des cartes ou des petits papiers pliés dans lesquels je puisais en fermant les yeux. La satisfaction ou, à l 'inverse, le regret que j'éprouvais en lisant la réponse servait à me renseigner sur mon désir réel. Anie Ernaux, L'occupation. Editions Folio n°3902, 2008, p.60.
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lundi 27 avril 2009

1192 : Mise au pilon

samedi 6 juin On peut dire que la mort se montre chaque fois que vous commencez à vous voir comme les autres vous voient. Philippe Sollers, L'année du Tigre. Editions du Seuil, 1999, p.102.
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