jeudi 7 janvier 2010

1313 : Pol Pot ? Biscotte ? Épiphanie

Ce qui m'attire l'oeil, ce sont quelques pissenlits saugrenus, à mi-flanc de la dune rase.« L'azote, dit mon père. C'est toujours là que je pisse.» Marie Darrieusecq, Le pays. Editions P.O.L, 2005, p.97.
Posté par Sparadrap à 17:15:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

jeudi 7 janvier 2010

1312 : Qu'à ça

Samedi 8 mai 1953 Je fais de l'histoire, la fenêtre grande ouverte, un oeil sur mon cahier, l'autre sur l'employée de la crémerie en face, une brune appétissante. Je suis rentré à 3 heures hier, et n'ai pas écrit. Georges Wolinski, Journal d'un jeune homme qui ne pensait qu'à ça. Editions Le Cercle, 2000, p.105.
Posté par Sparadrap à 11:35:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
mercredi 6 janvier 2010

1311 : Une technique éblouissante avec pénétration temporelle et métaphysique sous-jacente

En attendant les premières salves, que faire ? Aller au cinéma ? Dans le nouveau numéro de La Règle du jeu, Philippe Sollers explique son peu de goût pour ce qu'il refuse d'appeler le septième art. Seul Hitchcock, "le maître absolu", trouve grâce à ses yeux. "Le cinéma m'intéresse, dit Sollers, lorsqu'on a une technique éblouissante avec pénétration temporelle et métaphysique sous-jacente, ce qu'on appelle, à juste titre, le suspense." Et l'auteur de Femmes d'insister sur l'importance de la technique de la... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 22:35:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
dimanche 3 janvier 2010

1310 : Sans ciller

Il y a quelques années, j'avais été frappé par une réflexion de M. Françios Mauriac dans son Bloc-Notes. Il s'étonnait qu'un grand nombres de jeunes gens portassent des lunettes noires, et en concluait qu'on a les yeux plus fragiles aujourd'hui que naguère. « Seuls quelques vieux aigles, ajoutait-il, osent regarder le soleil sans ciller. » Il est curieux que moi, qui oublie tout, je n'aie pas oublié ce paragraphe. Au contraire, il s'est fiché dans un coin de ma mémoire, sans doute parce que obscurément je sentais que le raisonnement... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 13:05:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
jeudi 31 décembre 2009

1309 : El meyeur pour la fin

Quand je suis fatiguée, je peux danser en restant dans mon fauteuil. Je me contente de cligner des yeux. Mauricette, mardi 29 décembre 2009.
Posté par Sparadrap à 17:09:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
mercredi 30 décembre 2009

1308 : Sang-froid

Ne perdez pas votre sang-froid sans quoi votre nez va devenir aussi rouge que vos yeux. Francis Scott Fitzgerald, Carnets.Editions Fayard, 2002, p.396.
Posté par Sparadrap à 17:22:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

vendredi 25 décembre 2009

1307 : Prime

La façon la plus simple de se faire une réputation est de sortir du rang, de hurler partout pendant quelques années comme un violent athée ou un dangereux radical, et puis de ramper de nouveau vers son abri.Le veau gras est tué pour Spargo, Papini, Chesterton et Henry Arthur Jones. Il y a une prime provisoire plus importante accordée quand vous perdez les pédales à ce sujet plus qu'aucun autre. Francis Scott Fitzgerald, Carnets.Editions Fayard, 2002, p.258.
Posté par Sparadrap à 17:12:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 21 décembre 2009

1306 : Le 21 février 1944

Ils sont là. Cloarec, Alfonso, Ramjan, Salvadori et les autres. Mains attachées aux poteaux, yeux bandés, au pied d'une falaise boisée, face à leurs bourreaux. Ils viennent d'être exécutés ou vont l'être d'un instant à l'autre. Bastien Hugues. Le Figaro 11/12/2009
Posté par Sparadrap à 19:06:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
dimanche 20 décembre 2009

1305 : Joie

Elle a une bouche bien dessinée, un peu charnue, et qu'il va embrasser. Et son regard à elle se fait plus chaleureux, s'embellit, l'étonnement pointe dans ses yeux. Puis ils s'embrassent. Un soupçon d'incrédulité, un soupir de surprise monte de leur gorge. Et leurs mains qui se palpent, qui jouent, qui enjôlent, qui se flattent, jusqu'à ce qu'ils s'agrippent et se serrent, et puis leurs corps se pressent l'un contre l'autre pour la première fois, et l'étonnement dans leurs traits se lève comme une lune ou un soleil. Ils s'étonnent de... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 13:44:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
samedi 19 décembre 2009

1304 : Bousillé

Vision de l'oeil droit bousillée; difficile de lire. (p.558.) Autrefois on me disait : « Vous avez de beaux yeux » ou « T'as une belle bite »; maintenant des infirmiers me disent « Vous avez de belles veines.» La paupière est la première chose qui vieillit; on l'ignore parce qu'on se regarde l'oeil ouvert. (p.435) Hervé Guibert, Le mausolée des amants (Journal 1976-1991). Editions Folio n°3827, 2003,
Posté par Sparadrap à 16:24:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :