« Cet argent, je le dépense en voyages, en dessins, en tableaux et en lettres manuscrites d’écrivains – voir leur écriture me bouleverse, j’ai l’impression qu’elles me sont destinées, que la voix de leur auteur s’en échappe, ce sont des lampes que je frotte des yeux, et dont sort un bon génie. Il faut parfois adapter ses moyens à ses désirs, ainsi je n’ai pu m’offrir que trois lignes de Flaubert : “Avec plaisir, cher ami. Ton vieux de la vieille, Gustave Flaubert. J’arriverai à neuf heures. Est-ce l’heure ?”  »

Jean-Pierre Marielle, Le Grand n’importe quoi. Editions Calmann-Lévy, 2010. p.18.


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