Breton a réalisé un collage similaire à partir d'une photographie de Suzanne Muzard, reproduit dans le livre de Georges Sebbag, p. 57 et, dans ses archives, il a été retrouvé un portrait de Lise Meyer de septembre 1927 dont les yeux sont également découpés (photographie reproduite dans Sebbag, p. 62). La provenance de cette photo des yeux de Nadja est restée mystérieuse jusqu'à la publication du livre d'Hester Albach « Léona, héroïne du surréalisme ». Le découpage proviendrait d'un portrait, "datant de l'époque où elle fréquentait Breton, fait par un photographe professionnel peu de temps après l'arrivée de Nadja à Paris. Elle aurait envoyé cette photo à sa mère. Ce portrait est en couverture du livre d'Hester Albach. Reste une énigme : les circonstances dans lesquelles Breton a eu cette photo sachant qu'aucune n'a été trouvée dans ses archive

Léona supporte mal la séparation : « C'est froid quand je suis seule. J'ai peur de moi-même […] André. Je t'aime. Pourquoi dis, pourquoi m'as-tu pris mes yeux. », lettre du 22 octobre 1926.

Hester Albach, Léona, héroïne du surréalisme. Editions Actes Sud, 2009.