Philippe Billé, avec ses vœux pour 2009, m'a envoyé les six numéros de Discreto, sa dernière lubie éditoriale. Dans le numéro 5 (Au coin des yeux, d'un certain François Talmont), je lis en date du 25 septembre 2008 : "Je me souviens très bien de la première fois où j'ai entendu quelqu'un parler dans son téléphone à une terrasse de café comme s'il était seul au monde et que je m'étais dit que cette fois c'était sûr les carottes étaient cuites".
C'est sûr ! Elles sont cramées. Il n'y a pas très longtemps encore se "parler tout seul" vous faisait regarder (par en-dessous) d'un air navré ("Le pauvre !"), mais faisons confiance à la carotte comme au progrès, nous nous verrons, peut-être, récompensés (qui sait, par une épidémie de cancer des oreilles !) et resterons, enfin, seuls au monde, mais entre nous.

F.Roux : Au jour le jour