samedi 31 mai 2008

1107 : Cette lecture « pour l'œil »

Cela s'applique à une page de texte aussi bien qu'à une partition de musique. Il est aussi stupide de lire des yeux sans entendre résonner les mots en soi, que de « lire » une portée musicale sans entendre aucun son ; celui qui lit sol, sol, sol, do, do, ré, ré, sol, mi, do, sans produire les notes correspondantes ne saura jamais qu'il s'agit des premières mesures de La Marseillaise. Pareillement, tel qui « voit » « Les sanglots longs des violons de l'automne, Blessent mon cœur d'une langueur monotone » et qui « lit » dans sa tête, «... [Lire la suite]
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vendredi 30 mai 2008

1106 : La mort elle aussi brille par son absence

Peut-être que nos yeux ne sont qu'une pellicule photographique vierge, qu'on nous retire après la mort, pour la développer ailleurs et la projeter comme histoire de vie sur l'écran d'un cinéma infernal, ou l'expédier comme microfilm dans un vide sidéral ? Jean Baudrillard, Cool memories. Editions Galilée 1987, p.83.
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jeudi 29 mai 2008

1105 : Deviner

Un amour ferme et solide commence toujours par l'éloquence d'action ; les yeux y ont la meilleure part. Néanmoins il faut deviner, mais bien deviner.Blaise Pascal, Discours sur les passions de l'amour. Ed.1001 Nuits, 1995, p.19.
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mardi 27 mai 2008

1104 : De ce que la peinture peut faire surgir du néant

Chris Vasell- CHAT - 2005gallerie E.Perrotin
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lundi 26 mai 2008

1103 : One for the road

Elle appuya son visage contre ses genoux et je ne voyais plus que la chevelure blanche. Puis elle leva la tête. Ses yeux avaient repris leur expression lapidée.- Dans ces cas-là, il faut partir loin, dis-je.J'ai en enfin droit à un peu de gaieté sur ses lèvres. Romain Gary, Clair de femme. Editions Gallimard, 1977, p.30.
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samedi 24 mai 2008

1102 : Penser

Penser, c'est voir ! me dit-il un jour, emporté par une de nos objections sur le principe de notre organisation. Toute science humaine repose sur la déduction, qui est une vision lente par laquelle on descend de la cause à l'effet, par laquelle on remonte de l'effet à la cause; ou, dans une plus large expression, toute poésie, comme toute oeuvre d'art, procède d'une rapide vision des choses. Honoré de Balzac, Louis Lambert. Editions Albin Michel, 1927, p.40.
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jeudi 22 mai 2008

1101 : Revivre

Je suis sorti, mais dans ce pré devant la maison il n’y avait qu’un chat errant qui m’a regardé avec crainte, m’a regardé avec les yeux de ma mère, ses yeux de maintenant et qui m’ont fait peur. Les morts aimés sont effrayants à minuit, et ils revivent de vous effrayer. Albert Cohen, Carnets, 1978. Editions Gallimard, 1979, p.141.
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mercredi 21 mai 2008

1100 : Marina

En ouvrant l’œil à l’aube, je compris que je me réveillais pour la première fois adulte. Et quel bonheur d’être l’ami d’une femme telle que celle qui dormait à côté de moi, dans une pluie de perles, nue et paisible, sur le grand lit normand, avec le reflet d’un sourire gentiment ironique sur sa belle bouche rose. Maurice Girodias, J’arrive ! Editions Stock, 1977, p.471
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lundi 19 mai 2008

1099 : Eyelash wimper pestana ciglio

Les cils, ces pistils de la fleur des yeux. Jules Renard, Journal (28 mai 1898),  Éd. Pléiade, p.487. Toutes les écoles supérieures sont mauvaises et celle que nous fréquentons est toujours la plus mauvaise si elle ne nous ouvre pas les yeux. Thomas Bernhard, Le naufragé, Ed. Gallimard, 1986, p.20. Traduction  Bernard Kreiss. L'amour la solitude sont comme les deux yeux d'un même visage. Christian Bobin,  La grâce de solitude, Éd. Albin Michel, 2006, p.29..
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lundi 19 mai 2008

1098 : Moi

Ce n'est pas dans Montaigne mais dans moi que je trouve tout ce que j'y vois. "Les nerfs optiques, qui en sont les organes, ne sont point mus par l'air, ni par les autres corps terrestres, mais seulement par les parties du second élément qui, passant par les pores de toutes les humeurs et peaux transparentes des yeux, parviennent jusques à ces nerfs..." Descartes, Principes de la philosophie, IV, 195. Notes p.318 Blaise Pascal, Pensées, Ed. Folio, 1977, p.136.
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