DEFENSE DE SALIVER DES YEUX !

On peut dire que la mort se montre chaque fois que vous commencez à vous voir comme les autres vous voient.

samedi 31 mai 2008

1107 : Cette lecture « pour l'œil »

Cela s'applique à une page de texte aussi bien qu'à une partition de musique. Il est aussi stupide de lire des yeux sans entendre résonner les mots en soi, que de « lire » une portée musicale sans entendre aucun son ; celui qui lit sol, sol, sol, do, do, ré, ré, sol, mi, do, sans produire les notes correspondantes ne saura jamais qu'il s'agit des premières mesures de La Marseillaise. Pareillement, tel qui « voit » « Les sanglots longs des violons de l'automne, Blessent mon cœur d'une langueur monotone » et qui « lit » dans sa tête, « je m'emmerde en automne » est un crétin qui ne sait pas la musique de la langue qui ne sait pas lire !

Claude Duneton. Le bouillon de onze ans
Le Figaro 22/05/2008




Posté par Sparadrap à 15:09:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=18749&pid=9372254

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :