mardi 28 février 2006

626 : Des yeux qui vous attendent

Alice lui donna rendez-vous dans une jolie chocolaterie. Il arriva soigneusement en avance. Alors il tira son journal pour y voir un article de lui. Alice arriva derrière le journal. « C'est vilain, un journal, dit-elle doucement. On aime mieux apercevoir des yeux qui vous attendent. » « Ah oui, dit-il, c'est bien vilain. C'est un geste professionnel et je m'en repens. » Il la laissait conduire leur barque. Quoi qu'elle fît, elle le ferait pour eux mieux que lui. Sur la route du retour, Alice lui dit :... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 18:00:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 27 février 2006

625 : De l'Amour

Lundi 2 Août 1920 Grandes parties de volants – photos.- Le matin Marie et le Fr. ont pu faire l’amour une demi-heure – ça se voit joliment à leurs yeux et à leur teint. – Otto dit : « M. c’est pas une poule. On peut pas coucher avec. Ca m’amuserait d’avoir un enfant d’elle. » Je vais voir à trois portes de là la cousine de Miss Dreier, aimable et intelligente. Dernier lunch – et départ pour Munich. Le Frangin organise à merveille bagages, et tout. Trajet agréable dans wagon complet, de 3h. à 11h.... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 21:21:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
jeudi 23 février 2006

624 : " Ses paupières examinent les enfants des hommes "

Pour voir  nous avons les yeux. Pour entendre les oreilles Pour connaître Dieu qui est l'Etre, nous avons notre existence. Or quel est le caractère propre de notre manière d'exister, c'est que nous sommes crées. C'est donc en tant que créatures que nous connaissons notre Créateur. Cette connaissance n'est pas chez nous une réponse fixée dans une forme numérique, géométrique, immobile [inaltérable] comme dans les minéraux, ni le développement d'une courte phrase mélodique comme dans les règnes végétal et animal. L'idée de cause... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 16:16:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
mercredi 22 février 2006

623 : Un Pistolet Desperados

L'homme avait un visage bouffi et rouge, avec des poches sous les yeux. Il étudia longuement le menu de ses petits yeux aqueux. Le menu était relié de peau de serpent or-vert, avec des lettres d'émeraude : * Carte des Vins du Restaurant AUX DEUX DESPERADOS Vins d'importation Malaga à la Orpheus Oeil d'Eurydice  Rêve de desperados Marasquin magnolien Glutteus aeburnea à la Léontine Ambroisie satirique Gelosia vecchia al Umberto Brandevin à la Mansarde ... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 14:00:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
mardi 21 février 2006

622 : On dirait que le mot va vous cuire la langue

- M.Ouine se moque bien des femmes, s'écria-t-il, de n'importe quelle femme ! Et des hommes, madame Marchal, il ne s'en soucie pas davantage. Mais vous ne pouvez pas le juger, vous ne pouvez même pas le comprendre ! - Bah ! bah ! Voyez-vous le petit coq ! De n'importe quelle femme, vous dites ? Apprenez, mon garçon, que je connais un peu mieux que vous le dessous des familles. Le plus malin n'est pas exempt de faire des bêtises pour une femme, et pas toujours pour une belle femme, au contraire. - Les femmes...... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 13:13:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
dimanche 19 février 2006

621 : 4 cons et des mouches

c'est 1 drame imbécile à quatre personnages JFIl me dit la fille est partie je sais pas quoi faire Il me dit j’ai peur Je réponds ha bon en fait je m’en fous je le lui dis pas je dis pas ça je redis ha bon mais je n’ai pas écouté ce qu’il me dit Il me dit viens me voir je dis j’ai pas le tempsFrankJe suis dans ma chambre J’échappe aux pleurs des autres Ce bruit permanent me rend fou Je me vautre sur le lit Je m’ennuie En bas ils ont quelque chose à faire Pleurer ça occupe Moi je n’ai pas envie de pleurer mon frère Je n’ai pas envie... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 14:52:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

samedi 18 février 2006

620 : Cet homme tient toujours à la vie

Tu te souviens, dimanche, de cette femme qui me faisait de l’œil à Barm-Delak ?  - Quelle curieuse coïncidence, remarqua Warner, la dernière femme de Simouyeh s'appelait aussi Khorshid. - Je pensais, reprit Gorst, que vous plaisantiez, mais je vois maintenant que ces fariboles vous occupent singulièrement l'esprit. Croyez-vous vraiment que la momie va ressusciter et se mette à nous raconter sa vie dans l'autre monde? Ca ferait un drôle de roman ! Votre bonhomme serait rudement en avance sur le jour du Jugement ! Commençons... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 08:08:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
mercredi 15 février 2006

619 : Point Virgule

« Ce serait un bien bel homme s'il n'était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais un teint africain ; des yeux vifs, pleins d'esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l'inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l'air féroce, plus facile à être mis en colère qu'en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. Il a une manière de dire les choses qui tient de l'Arlequin balourd et du Figaro, ce qui le rend très plaisant. Il n'y a que les choses qu'il prétend savoir qu'il ne sait pas : les règles de la danse,... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 13:50:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
mardi 14 février 2006

618 : Saint Valentin (patron des épileptiques)

J'étais toujours resté à la même place : elle revint m'y chercher, et m'excita à parler sur différents sujets. L'air sombre avec lequel je lui répondais, et le soin que je prenais d'éviter ses yeux, furent pour elle une assurance de plus que je ne l'avais pas trompée: mais quelque chose qu'elle en pût croire, elle voulait établir son empire, et tourmenter mon coeur avant de le rendre heureux. Claude Crébillon (fils) : Les égarements du coeur et de l'esprit. Folio n°891, 1985, p.67.
Posté par Sparadrap à 15:00:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
lundi 13 février 2006

617 : "Je ne sais si je lis bien, mais je lis partout la nullité de ce gouvernement"

Ouvrez les yeux, et vous verrez qu'elle ne vit pas. Quel appareil immense! quelle multiplicité de ressorts et de rouages! quel fracas de pièces qui se heurtent! quelle énorme quantité d'hommes employés à réparer les dommages! Tout annonce que la nature n'est pour rien dans ces mouvements; car le premier caractère de ses créations, c'est la puissance jointe à l'économie des moyens: tout étant à sa place, il n'y a point de secousses, point d'ondulations; tous les frottements étant doux, il n'y a point de bruit, et ce silence est... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 08:00:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]