mercredi 30 novembre 2005

551 : Que des souvenirs de soleils

LES PLAINTES D'UN ICARE                                                     Les amants des prostituées                                                     Sont heureux, dispos et repus... [Lire la suite]
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mardi 29 novembre 2005

550 : Le lien

Cette dernière remarque me sembla bien évidente. Je levai les yeux et regardai Pablo, qui me fit signe de poursuivre ma lecture: " Les chiens n'ont pas de prépuce; leur membre est entièrement conçu comme le gland humain, rougeâtre et très sensible. Cette absence de prépuce s'explique par la faculté de leur pénis de rester caché dans la cavité pelvienne lorsqu'il n'est pas en érection. Au repos, la seule partie visible est le fourreau, qui est recouvert de poils. En érection, le pénis est pointu et son méat se résume à... [Lire la suite]
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lundi 28 novembre 2005

549 : et pour chaque nom il y a une langue et pour chaque langue une parole

... pourtant mon oeil parle et ma main regarde mon oreille dialogue et ma main écoute et tandis que mon oreille est un oeil pour contempler ce qui est montré mon oeil est une oreille écoutant ce qui est chanté tout ça hors manif très latîf très intempestif sur le vif autrement dit aime celui qui ne cesse pas d'être lorsque toi tu cesses afin d'être tel que tu ne cesseras jamais d'être chaque monde est un mendiant demandant l'aumône à un autre monde un embryon dans l'attente de son expulsion de son saut dehors par le son chaque voile... [Lire la suite]
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dimanche 27 novembre 2005

548 : l'épithélium ne tourne pas rond

François Amblard décrit avec enthousiasme sa vision d'une opération de la rétine, rayon ophtalmo. Le patient, le chirurgien, l'anatomopathologiste, l'épithélium rétinien suspect. Aujourd'hui, l'examen doit être réalisé en cours d'opération, après biopsie, avec une marge d'incertitude significative, qui décide néanmoins du destin de l’œil. Demain, le diagnostic se fera sans un geste, d'un regard : une lumière invisible entrera dans la rétine, pénétrera dans le cœur de ces cellules, et montrera, en trois dimensions, en temps réel, et en... [Lire la suite]
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samedi 26 novembre 2005

547 : Love me

Lolita go home ! Elle ricanait et relevait sa jupe dans ce bar crasseux qui portait pour enseigne Le cœur est un chasseur solitaire. Sur son slip elle avait brodé en lettres rouges Love me. Mais dans ses yeux glauques comme un étang il ne lisait que lassitude et dégoût pour l’acte des ténèbres. Roland Jaccard : Candy girl ( Sugar babies). Editions Zulma, 2002, p.258. Photo de Romain Slocombe Model : Yôko
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vendredi 25 novembre 2005

546 : L'homme me regarde dans les yeux jusqu’à la fin. «Je lui ai tiré trois balles dans la tête»

Torture : Les révélations d’un ancien para Dans «Algérie, une guerre sans gloire», où elle nous fait revivre de l’intérieur ses enquêtes pour «le Monde», Florence Beaugé publie un nouveau témoignage accablant pour le général Schmitt, ancien chef d’état-major des armées L’été 1957, comme chaque année en cette période estivale, l’école Sarouy s’est vidée de ses élèves. Le 3e RPC du colonel Bigeard réquisitionne le bâtiment. De mi-juillet à début septembre, la compagnie d’appui va s’y installer, avec deux hommes à sa... [Lire la suite]
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jeudi 24 novembre 2005

545 : Entre ses yeux

Le regard. « C’est pour moi la définition du cinéma. Isabelle me racontait qu’elle avait connu un acteur qui levait les yeux en l’air pour que ses yeux prennent mieux la lumière. Sans les yeux, on ne traduit rien, on ne partage rien. Rien ne passe. Dans la comédie, on peut à la rigueur jouer tout seul, pas dans un film comme Entre ses mains. Les yeux trahissent énormément ton comportement. Quand je suis intimidé, mes yeux partent dans tous les sens. Au cinéma, je suis premier degré et je ne peux pas jouer autre chose que ce que mon... [Lire la suite]
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mercredi 23 novembre 2005

544 : 29 opérations, 6 700 points de suture...

Irradié pour la FranceLulu avait 20 ans quand on l'envoya creuser dans le désert algérien, où la France réalisait ses premiers essais nucléaires. Aujourd'hui, il se bat contre le cancer et le silence de l'armée Il prévient, on lui a enlevé l'oeil gauche. Saleté de cancer. Derrière le pansement, il n'y a plus rien, mais vraiment rien. Un gros trou noir par lequel on peut voir le fond de la gorge, et même, si on regarde bien, les petits mouvements de la glotte. On le croit sur parole, mais ça ne lui suffit pas. Lucien P. tire... [Lire la suite]
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mardi 22 novembre 2005

543 : ¿ A qué hora sale el tren para Mougins ?

Dans la salle à manger, près de la cheminée aussi, la queue en l'air, un chat en bronze doré de Picasso, frère de celui de Mougins. Le buffet du célèbre Buffet de Vauvenargues, une photo de Picasso grandeur nature, surprenante : ses yeux jouaient un tel rôle dans son visage, que lorsq'ils sont baissés, presque fermés, sa face ne lui ressemble plus. Des fauteuils à haut dossier, où sont peints, au trait, des chèvre-pieds. « Ils auraient dû être tendus de velours, dit-elle. Mais il n'y avait que la toile. Alors, Pablo les a peints.» ... [Lire la suite]
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lundi 21 novembre 2005

542 : Je dis: "c'est bon le raisin en marchant !"

Crucito, l'un des camarades de maquis de Guevara, avait mis toute l'histoire de la Révolution en dizains qu'il composait en fumant la pipe lors des rares haltes de la journée. Comme les combattants étaient très pauvres en papier, il apprenait par coeur ses poèmes au fur et à mesure. Et puis, un jour, pendant le combat de Pino del Agua, il reçut une balle en pleine tête et cette balle, en écrasant ses tempes, réduisit ses poèmes en miettes au milieu des esquilles d'os et des grains de terre. C'est ainsi qu'on peut vérifier, au hasard... [Lire la suite]
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