François Amblard décrit avec enthousiasme sa vision d'une opération de la rétine, rayon ophtalmo. Le patient, le chirurgien, l'anatomopathologiste, l'épithélium rétinien suspect. Aujourd'hui, l'examen doit être réalisé en cours d'opération, après biopsie, avec une marge d'incertitude significative, qui décide néanmoins du destin de l’œil. Demain, le diagnostic se fera sans un geste, d'un regard : une lumière invisible entrera dans la rétine, pénétrera dans le cœur de ces cellules, et montrera, en trois dimensions, en temps réel, et en mouvement, s'il y a là, dans ce «nanomonde», celui de l'infiniment petit, quelque chose qui ne tourne pas rond.

Corinne BENSIMON. Libération : samedi 05 novembre 2005

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