[…] Selon un témoin qui, en 1782, avait assisté à la première des « Brigands », le public en fut ébranlé : «  Le théâtre ressemblait à un asile de fous : yeux révulsés, poings levés, cris rauques, fusant dans la salle. Des gens qui ne se connaissaient pas s’embrassaient en sanglotant ; des femmes, près de s’évanouir, gagnaient la sortie en titubant. Le désordre était général, on se ruait dans le Chaos d’où émerge, déchirant les brumes, une nouvelle Création ». L’impact fut si grand qu’on ne tarda pas à voir en Schiller un Shakespeare allemand.[…]

( Ruth Valentini : Schiller, poète über alles. TéléObs, vendredi 29 avril 2005, p. 67. Soirée thématique sur Arte dès 20h40.