jeudi 3 mars 2005

283 : " Les mêmes avions amenaient aux réfugiés de quoi les nourrir la journée et de quoi les tuer la nuit."

Dans "Le Cauchemar de Darwin", le réalisateur autrichien utilise l'image comme argument pour dénoncer la mondialisation. Il maîtrise l'art de frapper en finesse, sans commentaire ni jugement. Y a-t-il un fond au puits de l'abjection ? A la question, Hubert Sauper répond caméra au poing. Ou plutôt avec une caméra en guise de poing. Pas à la manière d'un Michael Moore, dont les documentaires à thèse s'apparentent à des chemins d'uppercuts bien alignés d'où le spectateur ne peut guère s'échapper. Sauper frappe en finesse. Il a l'art de... [Lire la suite]
Posté par Sparadrap à 10:00:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]